Dans un état d'euphorie profonde.

Pourquoi est-ce que personne ne crie jamais haut et fort que la vie est belle? C'est une phrase qu'on ne se lasse jamais d'entendre.
On dirait que tu portes le poids du monde sur tes épaules.

# Posté le mardi 03 mars 2009 06:07

Modifié le mardi 03 mars 2009 06:32

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C'est pas qu'on se sente différents, ou bien qu'on juge la vie mais qu'est-ce qu'on se sent loin des gens quand on survole la ville sur son tapis. Et rire des gueules de déterrés, au fond du métro parisien, mais nous c'est pas pareil, on est crevé quand on se lève le matin.
Au prolo qui s'énerve, accroché à sa voiture à crédit, à chaque feu rouge qui traîne, dans les embouteillages de sa vie. A la fine rayure, sur la carrosserie de sa connerie, si chère si sacrée et si dure, que sa femme à côté se plie.
Sa femme qui fait marcher, à elle seule tout le télé-achat, les feux de l'amour, ou les navets de Foucault, de Voici à Gala. À croire que ça les arrange,de laisser s'agglutiner les cons, ça fera de l'abruti pour demain, la chasse, la pêche, les traditions.
C'est pas qu'on se sente différents, quoique des fois un peu si, on comprend pas bien les gens, alors on s'exclut de la partie. Un sentiment bizarre, que le monde est peuplé de crétins, mais nous c'est pas pareil, on dit pas qu'on regarde TF1.
Alors où est cachée, la fine crème du genre humain, qui vote son Le Pen au mois de mai, qui rêve de Heider pour demain?
Qui voudrait faire la peau, à tous les grilleurs de priorité, ou qui paye 100 euros pour voir la Dion, ou Hallyday bourré.


A l'idée qu'on se fait,du monde et de ses aléas, on est toujours le con de quelqu'un, mais mon voisin le sait pas. Alors quand il hurle au silence, je monte le son rien que pour lui, vive les beaufs et vive la France, j'assume ma connerie même la nuit.
Paraît qu'on est tous un peu con
Dès qu'on est un peu plus de trois

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# Posté le mercredi 08 octobre 2008 11:42

Modifié le samedi 20 décembre 2008 05:11

Aux sombres héros de l'amer qui ont su traverser les océans du vide.

Aux sombres héros de l'amer qui ont su traverser les océans du vide.

Tu sais qu'il y a un bateau qui mène au pays des rêves, là-bas où il fait chaud, où le ciel n'a pas son pareil, tu sais qu'au bout cette terre, oh oui les gens sèment, des milliers de graines de joie où pousse ici la haine.
On m'avait dit p'tit gars, là-bas on t'enlève tes chaînes, on te donne une vie, sans te jeter dans l'arène, comme ici tout petit après neuf mois à peine, on te plonge dans une vie où tu perds vite haleine.
Alors sans hésiter , j'ai sauté dans la mer, pour rejoindre ce vaisseau, et voir enfin cette terre.
là-bas trop de lumière j'ai dû fermer les yeux, mais rien que les odeurs remplissaient tous mes v½ux.
Alors une petite fille aussi belle que nature, me pris par la main et m'dis suit cette aventure, on disait même, oh oui que la mer l'enviait,que la montagne se courbait pour la laisser passer. Elle m'emmena au loin avec une douceur sans fin, et ses bouclettes dorées dégageaient ce parfum qui depuis des années guidait ton chemin, mon chemin, le chemin.
Pour arriver enfin à ces rêves d'enfants, qui n'ont pas de limites comme on a maintenant, j'ai vu des dauphins nager dans un ciel de coton, où des fleurs volaient caressant l'horizon.
J'ai vu des arbres pousser remplaçant les grattes-ciel, j'ai vu au fond de l'eau une nuée d'hirondelles .....

# Posté le lundi 25 août 2008 13:03

Modifié le samedi 20 décembre 2008 05:13

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Je n'ai pas peur de la route, faudrait voir, faut qu'on y goûte. Des méandres au creux des reins, et tout ira bien.
Ton message à la grande ourse,et la trajectoire de la course, à l'instantané de velours, même s'il ne sert à rien.
La caresse et la mitraille, cette plaie qui nous tiraille, le palais des autres jours, d'hier et demain.
Génétique en bandoulière, des chromosomes dans l'atmosphère, des taxis pour les galaxies, et mon tapis volant.
Ce parfum de nos années mortes, ceux qui peuvent frapper à ta porte, infinité de destin, on en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?
Pendant que la marée monte, et que chacun refait ses comptes, j'emmène au creux de mon ombre, des poussières.

A cette heure tout s'efface doucettement. Je vais prendre mon bateau, pour une dernière fois le mettre à l'eau.
Je suis plus là par dérision mais à l'heure de départ, je prends du retard et je vomis sur le pont.
Et demain sur ce quai bizarre d'où l'on voit le fond, avec pour seul bagage mon cafard et dans le bide un hameçon . Je m'en vais là-bas par pure dérision, pour servir les jeux de la déraison .
Et derrière moi je laisse mon bateau, pour la dernière fois seul au bord de l'eau.
Oui mais voilà tout s'arrête parfois .
Et je sais que la pluie ne lave rien du tout , qu'elle aide juste notre ennui à tenir jusqu'au bout .
Je sais ces heures lentes qui gravissent la nuit .

Pardonnez-moi de rire,mais j'imagine ce type enveloppé dans sa détresse extrême, ressassant toutes les manières de tout foutre en l'air .
Des armes, au secret des jours. Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture, au bout d'un vers français brillant comme une larme.
De la gelée encore, du givre au bord des lèvres.

J'adore vivre depuis ce matin.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 15:42

Modifié le samedi 20 décembre 2008 05:15

Sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et se marrer. Lutter contre soi-même et vouloir tout oublier. Vivre dans les souvenirs, ivre de nostalgie.

C'est la meilleure alternative pour ne pas perdre la tête, la seule issue correcte, le seul échappatoire. Inaccessible.


Ce n'est pas que ça m'embarasse, mais à force ça s'entasse. Et ta voix qui me casse les oreilles, ce serait pas mal de la mettre en veille.
J'envisage l'avenir en peinture, figer des visages sur les murs. Je prends ce qui est bon à prendre, je prends tout. Je dévalise tes images. Je défragmente les pictures, figurantes de mes lectures. Du pillage rien d'autre. Je tire à moi les couvertures, égoiste par nature.
Tu t'en fous. Ta petite phrase préfabriquée faudrait essayer de la varier, non c'est pas que ça me dérange, c'est surtout plutôt pathétique.
Je sais que le bâteau prend l'eau de tout côtés, et qu'il est temps qu'on essaye de le colmater, victime ou criminel les deux sont concernés, et s'il y a un coupable, on est touts condamnés.
C'est là que tu bascules du mauvais coté de la balance, ton corps est de trop faut l'éliminer.
Sur le fil du rasoir, il te serre à outrance. Excessivité maladive.

Un allé simple quand tu décrouvres l'original.

Sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et se marrer. Lutter contre soi-même et vouloir tout oublier. Vivre dans les souvenirs, ivre de nostalgie.

# Posté le mardi 20 mai 2008 15:38

Modifié le samedi 20 décembre 2008 05:19